Le marché de l’emploi cadre en Côte-d’Or en 2026 : ce qui recrute vraiment
Introduction
Après deux années de ralentissement des recrutements de cadres en Bourgogne-Franche-Comté, 2026 marque une phase de stabilisation. Les entreprises recrutent à nouveau, mais de façon plus sélective. Voici un état des lieux du marché de l’emploi cadre en Côte-d’Or en 2026 — pour les dirigeants qui recrutent et les cadres qui cherchent.
Les chiffres clés
Selon l’APEC, les entreprises de Bourgogne-Franche-Comté prévoient 5 810 recrutements de cadres en 2026 — un chiffre en légère progression après deux années de recul. Dans ce total, les PME représentent environ 56 % des recrutements prévus, soit plus de 3 200 postes.
La Côte-d’Or, département le plus peuplé et le plus économiquement dynamique de la région, concentre une part significative de ces opportunités — notamment sur Dijon et l’agglomération.
Les secteurs qui recrutent en Côte-d’Or
L’industrie (37 % des recrutements cadres régionaux)
C’est de loin le premier employeur de cadres en BFC — plus du double de la moyenne nationale (14 %). En Côte-d’Or, l’industrie agro-alimentaire (Dijon Céréales, moutardiers, vins et spiritueux), la chimie fine, la plasturgie et les industries de process sont des bassins d’emploi réels.
Les profils recherchés : responsables de production, ingénieurs qualité, directeurs d’usine, chefs de projet industriel.
Les services à haute valeur ajoutée (27 %)
Conseils, ingénierie, services informatiques, services aux entreprises. À Dijon, ce segment inclut les cabinets d’expertise, les ESN (entreprises de services numériques) et les sociétés de conseil en management.
Le commerce et la distribution (9 %)
Commerce de gros, distribution spécialisée, négoce. Les profils commerciaux BtoB confirmés restent en tension dans ce secteur.
La construction et l’immobilier (4 %)
En légère reprise après deux années difficiles, portée par les projets de rénovation énergétique et le renouvellement des grands chantiers d’infrastructure.
Les fonctions les plus recherchées
Commerce et développement commercial : responsables des ventes, directeurs commerciaux, chefs de secteur, key account managers — la fonction reste en tension structurelle.
Production et opérations : responsables de production, directeurs d’usine, responsables logistique. La transformation des outils de production (industrie 4.0, automatisation) crée des besoins nouveaux.
Fonctions supports financières et RH : DAF, contrôleurs de gestion, DRH polyvalents pour PME en croissance. La tendance à l’internalisation des fonctions RH et financières dans les PME dijonnaises de 30 à 100 salariés crée une demande soutenue.
Les tensions sur le marché
Les profils commerciaux confirmés sont rares
Les bons commerciaux BtoB en Côte-d’Or ont rarement besoin de chercher longtemps. Les entreprises doivent aller les chercher — ce qui implique une approche directe plutôt qu’une annonce.
Les profils « PME » sont spécifiques
Un cadre venant d’un grand groupe doit démontrer sa capacité à fonctionner sans les ressources et les process d’une grande structure. Cette aptitude est réelle chez certains — et absente chez d’autres. Les PME dijonnaises ont appris à tester cela sérieusement.
Les attentes salariales se resserrent
Après plusieurs années d’inflation des salaires cadres (2021-2023), les PME ont retrouvé un peu de marge de négociation en 2025-2026. Les candidats qui avaient des attentes très élevées ont dû ajuster — notamment sur les postes qui ne justifient pas les rémunérations métropole.
Ce qui change en 2026
Le télétravail s’est stabilisé
La plupart des PME dijonnaises proposent 1 à 2 jours de télétravail par semaine pour les postes cadres — c’est devenu un standard. Les entreprises qui n’en proposent pas peinent à attirer certains profils.
Les ETI régionales montent en puissance
Les ETI (Entreprises de Taille Intermédiaire) de Côte-d’Or — structures de 250 à 1 500 salariés — sont des recruteurs actifs de cadres confirmés. Elles offrent des postes à responsabilités réelles dans un cadre moins bureaucratique qu’un grand groupe, avec des niveaux de rémunération compétitifs.
La marque employeur devient un sujet en PME
Face à la concurrence pour attirer les bons profils, de plus en plus de PME dijonnaises investissent dans leur attractivité : site carrières, présence LinkedIn, témoignages collaborateurs. Celles qui ne le font pas subissent des délais de recrutement plus longs.
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FAQ
Le marché cadre dijonnais est-il moins dynamique qu’à Lyon ou Paris ?
En volume, oui — le bassin est plus petit. Mais le ratio opportunités/candidats est souvent plus favorable qu’en grande métropole, et la concurrence entre candidats est moins intense.
Les recrutements vont-ils continuer à progresser en 2026 ?
L’APEC anticipe une stabilisation après deux années de recul. L’incertitude macroéconomique freine les projets ambitieux, mais les besoins structurels (renouvellement des équipes, transformation des métiers) maintiennent un flux réel.
Les entreprises de Côte-d’Or acceptent-elles des candidats venus de Paris ?
Oui, à condition que le projet de vie à Dijon soit réel et que les attentes salariales soient adaptées au marché local.
